Ce soir je reviens sur une de mes premières proses poétiques écrite genre en 2007.
Je participais à un petit forum bien sympathique qui existe toujours depuis mais plus en mode "retours de lectures".
A l'époque, nous avions un petit défi "image en mots" consistant à écrire un court texte à partir d'une image lâchée par les admins en pâture aux membres.

Je refais donc un texte de prose à partir d'une image de désert,Celle de l'époque (ci dessus) l'époque, et une autre plus récente et dans le thème:

sabledésert

 

Il progresse d'un pas lourd mais ses pieds n'entament plus le sable.

Celui-ci, à présent mêlé à la glace, offre la vision d'un manteau immaculé, d'une beauté irréelle.

L'un après l'autre, ses compagnons sont tombés dans l'enfer des roches abruptes.

Ils n'auront jamais l'occasion de contempler le spectacle unique offert par les anciennes dunes.

 

Peu lui importe, il regarde déjà en direction des Monts Karaàn dont il peut distinguer les premiers contreforts tant les cieux sont dégagés.

La robe voluptueuse de l'azur qui les surplombe est trompeuse.

En vérité, cette partie du désert est un piège mortel pour ceux qui auraient l'audace d'y entrer.

Le voyageur est une proie qui avance dans la gueule d'une bête colossale, prête à se refermer au moindre soubresaut...

 

La tempête les a happés les uns après les autres.
Le capitaine, à présent seul, n'est pas certain de lui échapper une seconde fois.
mais le savoir est à ce prix...

La dernière demeure des dieux et des civilisations d'avant le monde se trouve de l'autre côté des crêtes.

Au fur et à mesure de son approche, celles-ci se font menaçantes, tel le dos d'un gros animal dérangé dans son sommeil séculaire.

 

Un souffle léger souligne les rides parfaites du pmanteau de sable.
Il a soulevé les fleurs de givres en un milliard d'étoiles éphémères.

Dans le silence absolu de l'erg,

Il entend chuchoter les mises en garde des sorcières:

"Souviens-toi nos paroles!
Le désert noir! Le désert noir!
La citadelle des hommes-scorpions..."

hscorpion