Naskériath (Nécros)

 

« J’ai subi la lame, le croc et la haine,

La mort n’est que souffrance.
Je suis devenu cette douleur désincarnée.
Pourtant, je tiens tellement à la vie que je l’ai vomie sur ce monde.

A jamais survivra un souffle de vie. »

 

Naskériath est un monde médiéval-fantastique malade et agonisant.

Autrefois planète funeste nichée au plus profond du plan démoniaque de la Destruction, elle fut créée et enchantée par les rêves créateurs d’Hébel, un des anges fondateurs de l’univers. Hébel a subi le martyr, tué par son propre frère, Calaxàr le déicide.
Projeté dans cette dimension de terreur et de destruction, le « Rêve », le fluide mental de Hébel a enchanté la terre morte de Nécros, donnant naissance aux peuples fées immortels, repoussant plus que jamais les monstres Nékroïns dans les entrailles de la Terre.
Les fées, un temps rassemblées au sein du vaste empire Dénorien, ont échoué à protéger leur monde libre contre les « Rarks », ces bastions démoniaques qui s’étendent tel un cancer aussi bien à la surface de Naskériath que dans son royaume souterrain.

Leurs anciens serviteurs mortels, les humains, héritiers de cette lourde charge. Mais que peuvent les roitelets de couronnes astrales contre les offensives toujours plus meurtrières d’un tel ennemi ?

En effet, les huit n’attendent que la réalisation des prophéties de l’Annonciation Démoniaque pour sortir de leur prison infernale. Sariel, l’Antéchrist, le prince de l’Annonciation, s’est incarné en Naskériath. Si ce monde venait à disparaître, il entraînerait dans sa chute sa planète jumelle, ce monde d’acier tant redouté : La Terre…

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Avant de prendre la plume, j’avais rédigé nombre de scénarios de jeux de rôles et même créé quelques aspects d’univers originaux… En fait, j’ai noirci plein de cahiers, avec une foultitude d’histoires, de sortilèges et de monstres inquiétants. J’étais encore étudiant, j’avais du temps libre.

Je suis donc venu assez naturellement à l’écriture « purement littéraire » ou plutôt, j’ai cédé au désir de mettre en scène une saga médiévale-fantastique… Il me fallait juste un monde « alternatif » qui réponde à, mes ambitions. Ainsi est né Naskériath / Nécros.

J’avais commencé à rédiger dans les années 2006-2008, les premières aventures de Bérénith, une simple ado de notre « Monde d’Acier » qui s’avère avoir été « placée » sur cette terre déjà morte afin d’échapper aux démons de la chute qui assaillent le sien : Naskériath.
La venue en Nécros de Sariel correspond à la prise de conscience de mon héroïne, Bérénith de sa véritable nature, féérique, et aux tentatives d’assassinat et d’enlèvement venant des autres démons.

Le pitch est archi-classique mais j’avais bâti un monde prometteur.

Naskériath est un univers qui mêle de nombreuses références et inspiration : mythologies celte, nordique, gréco-romaine, Empire Romain tardif et invasions barbares mais également civilisations anciennes disparues, apocalypse et mouvement gothique.

J’avais laissé tomber, par découragement, mon projet principal « La chute des anges », avec le recul, je me dis que je n’aurais pas dû…
A noter que cet univers a subi une première refonte salutaire en 2013, soit huit ans après sa création, notamment en ce qui concerne sa magie et le statut des différentes entités surnaturelles sans compter l’histoire du monde.

 

L’Outreplan

L’Outreplan est à la fois le fil d’Arianne et la synapse (cette substance élastique entre les muscles du corps humain). Tout le détail de cet univers est déjà récité sur cette page.

Il s’agit bien d’un univers fantastique dans le sens premier du terme : l’irruption du surnaturel dans une réalité communément admise, la nôtre.

Cependant, l’Outreplan est loin d’être vide, il est surpeuplé de créatures maléfiques et de légendes sombres. Je l’ai imprégné d’une mythologie assez proche de la « vraie » apocalypse de Jean (que je commence à bien connaître).
En toute modestie, l’Outreplan est une mythologie fantastique moderne. Comme le mythe de Cthulhu mais avec moins de tentacules et d’intrigues extra-terrestres et plus de mythologie « gothique ».

Le surnom « Outreplan » s’est imposé de lui-même alors qu’en 2005 je bossais encore les prémices d’un recueil de 13 nouvelles initialement intitulées « contes d’Outreplan ».

Finalement, j’ai décidé de faire de ce titre une série d’histoires plus longues et plus élaborées, un label. A présent, c’est un univers fantastique à part entière.

 

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Le Monde-charnier

« L’enfer… Depuis ma cachette, j’en contemple justement une représentation sur un tableau jauni et gondolé par le temps. Un énorme diable ventripotent saisit les pauvres pécheurs dans ses griffes et les enfourne par poignées dans sa gueule obscène, une sorte d’orifice monstrueux. Les damnés continuent à tomber tout autour de lui pour finir entre les griffes d’êtres aux formes animales. Était-ce là notre destin ? Nous, les hommes, avons certainement provoqué quelque châtiment divin pour s’être approprié un feu qui ne nous était pas destiné. Je ne vois que cela pour expliquer notre oppression sous la botte d’un ennemi si cruel.

Je sors rapidement avant de m’emparer d’un morceau de bois clouté. Il fera une massue appréciable lorsque les tirs auront cessé : ce sera alors le moment où les affreux lâcheront leurs chiens. Il faut que je quitte cet endroit ! »

 

 

 

Le Monde-Charnier est une uchronie de notre futur ; un futur qui désenchante puisque dans cette uchronie, les sombres forces d’Outreplan ont gagné la guerre des réalités, du moins, certaines factions…

L’apocalypse tant prédite a eu lieu. La réalité admise s’est écroulée aussi sûrement qu’un immeuble à la structure surchauffée, les plans se sont effondrés en libérant leurs aberrations. Le monde des hommes n’est plus, il a cédé la place à ses vieux démons. A chaque royaume d’Outreplan, sa plaie associée… La Terre, si belle, n’est plus qu’une décharge peuplée de fantômes et fouillée par les inhumains : une racaille d’outre espace attirée par les énergies sombres comme par un phare.

Sur les 144 000 enfants nés le « Jour d’après » avec d’étranges pouvoirs, une moitié a juré de protéger ce qui subsiste, l’autre, de le détruire ou de le dominer. Les chiens de Babylone et autres bêtes ont envahi les ruines du Monde-Charnier tandis que d’étranges entités mécaniques, ramenées à la vie par la « manne sombre », se rassemblent en meute pour chasser l’homme…
L’homme ? difficile désormais de trouver une unité parmi les milliers de peuplades et de cultures qui s’accrochent encore à la surface du Monde-charnier.

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J’ai imaginé le « Monde-Charnier » dans les années 2010-2011 alors que je participais encore à des appels à texte sur des thèmes post-apo …
J’avais alors écrit deux nouvelles concernant de jeunes héros accomplissant une quête dans une réalité alternative, violent et désespérée. C’était bien avant de connaître des univers comme « Hunger games » et sans trop me la péter, j’étais en quelque sorte, un précurseur.

 

Les enfers miniatures

« Je me rends alors compte que je marche à nouveau au milieu d’un charnier. Sur ma droite, un nombre incroyable de squelettes forment un tas parfaitement compact et s’élèvent haut au-dessus du sol. C’est une tour d’ossements, un étrange jeu de construction morbide dont les éléments humains s’emboîtent parfaitement. Je remarque que la base du monceau a été tassée au maximum, l’épave d’un petit bulldozer à chenilles rouille toujours à côté. Je m’approche pour y voir plus clair : c’est le premier véritable véhicule local qu’il m’est donné de voir. Il y en a certainement beaucoup d’autres ici : cet endroit semble relativement épargné par l’érosion et les bestioles. En fait, je crois que même la météo est, comme tout le reste, en suspens. Il n’a pas plu depuis que nous avons commencé nos explorations. Le ciel est désespérément immuable. L’air est glacial, stagnant. De temps en temps seulement, une rafale de vent hurlante vient mourir contre les murs de béton armé. Je ne devrais pas me plaindre, d’ailleurs : cet état de fait a parfaitement conservé les vestiges de la civilisation qui s’est éteinte ici. Des restes humains jusqu’aux textiles, tout est resté intact, ou presque. Pour tout analyser, il faudrait une cohorte de scientifiques épaulés par une division d’infanterie. Non, décidément, le gouvernement ne s’est pas donné les moyens de ses ambitions sur Tyatire. Je chasse immédiatement cette idée qui va à l’encontre de ma conscience de soldat professionnel : qui irait financer une offensive contre un monde défendu seulement par les renifleurs et les bouffeurs de lichen ?

Je peux voir toute une nuée de ces animaux s’agglutiner autour du bulldozer. Ils sont tellement ridicules, avec deux pattes seulement sur lesquelles ils bondissent à la manière de kangourous. Ils ont un ventre rebondi et une grosse tête carrée qui rappelle celle d’un chien de chasse, pourtant, ce sont des herbivores. Leur museau flasque en forme un berlingot et s’adapte parfaitement aux surfaces qu’ils raclent ; lorsqu’ils font ça, leurs dents en forme de plaques produisent un son chuintant que je trouve insupportable.

En me voyant arriver, ils me lancent des regards stupides, bovins, puis ils s’éclipsent rapidement, à la manière d’un groupe de lapins. Des taches vertes constellent en effet la surface rouillée de l’engin à chenilles, la seule forme de végétation qui pousse en abondance sur cette planète ».

 

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La galaxie où s’est déversée l’humanité n’est plus la nôtre, seuls les mythes anciens en gardent la trace.
Les hommes ont rongé leur nouvel Eden, avançant inexorablement tel un nuage de sauterelles, épuisant toutes les ressources, balayant sous le feu de leurs armes des cultures multimillénaires.
Avec leur exil, les hommes ont importé en cette galaxie un mal ancien, l’obscurantisme.

Alors que les nations du « Pacte Unilatéral de l’Alliance » se confortent dans un colonialisme agressif, la « Croisade rédemptrice » a mis à bas la vieille monarchie de Spartàn part à présent à la conquête de la galaxie au nom d’un credo de guerre et de haine. Dans un recoin de cette galaxie malade, le charismatique colonel Dimitriuz rassemble autour de lui les états séparatistes de la sédition.

Les dernière nations inhumaines, retranchées dans le secteur oriental surnommé « Galaxia barbarica » : n’ont pas encore livré leur dernier combat. Leurs forces se rassemblent peu à peu afin de lancer l’ultime assaut qui mettra fin au règne éphémère des primates agressifs d’outre-espace.

J’ai développé les « Enfers Miniatures » au cours des années 2011-2012, à la faveur de certains appels à textes assez sympas qui lorgnaient vers la science-fiction et plus particulièrement le genre post-apo. Reprenant de vielles notes esquissées lors de séances de jeux de rôle.
Les « Enfers miniatures » constituent un petit monde de space-opera très guerrier qui doit beaucoup qui doit beaucoup à la politique internationale à la veille et au cours de de la seconde guerre mondiale. Une certaine forme d’humour noir et d’ironie bien marquée caractérisent cet univers.
Mon premier texte, publié sur feu le site « Traversées oniriques » fut « le temps des poussières » (où l’on suit les pérégrinations d’une équipe   qui fouille les origines du mal : la planète Thyatire).
A suivi une nouvelle intitulée « Aube mortelle », toujours publiée à l’heure actuelle chez « Mots et Légendes ».

 

Daelfys

Daelfys, un univers de poche ? Non, certainement pas… La « Terre de toutes les fées ».
Daelfys fut autrefois un monde beau et prospère, il est aujourd’hui ravagé par les guerres de factions qui, depuis leurs bastions, s’affrontent à coup d’artefacts et sortilèges oubliés.

A présent, c’est la terre de Daelfys qui est elle-même en déliquescence. Autrefois vaste continent de merveilles, elle s’est segmentée en une myriade d’îles pauvres et désertées.

Les mêmes maîtres-sorciers qui ont provoqué la ruine de Daelfys dans leur orgueil sans bornes comptent bien reprendre leur guerre ailleurs. Ils ont découvert des nœuds dans la réalité, des portes donnant accès vers d’autres mondes peuplés de races ignorantes de la vraie magie. Elles n’auront qu’à plier sous leur domination… A moins qu’elles ne se rallient à la poignée d’enchanteurs qui a choisi la justice et un certain idéal.

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J’ai développé le monde de Daelfys alors que j’étais EVS (employé de vie scolaire, petit job aidé à peine reconnu par la hiérarchie) et que je subissais en pleine face des émotions des enfants que je devais tour à tour encadrer, surveiller, soigner, punir… Ce fut une expérience rude pleine de bons et de mauvais moments où s’affrontaient nombre d’émotions contradictoires. Ce sont en quelque sortes elles qui ont généré ce monde ! Daelfys est bourré d’inspirations diverses où s’entremêlent réalité, contes de fées et romantisme noir.

 

Aurvandil, La Terre Périlleuse

Aurvandil (Earendel) est un astre improbable niché les recoins les plus obscurs de la réalité de l’Univers. A la surface de ce monde fort fort lointain se jouent des intrigues légendaires, l’ascension de héros et la damnation de mauvais seigneurs.

Dieu et Diables s’y affrontent. « Diables » au pluriel car les enfers connaissent ici deux maîtres rivaux :  Satanaël, fils despote de la Cour qui règne sur le Royaume Souterrain et  Mastema, Chef de la Horde qui chasse sur les terres du « Grand pays ».

Pourquoi les légendes les plus tenaces de de la lointaine Terre prennent-elles corps en Aurvandil ? Il semblerait que les forces du Bien et du Mal s’y affrontent tout en se heurtant à des entités encore plus redoutables et anciennes. En effet, cette terre hostile qui accouché des êtres fées et des bêtes merveilleuses et régulièrement marquée par des cataclysmes et la colère des éléments, comme si elle cherchait à se défendre de la présence humaine comme d’un cancer…

 

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J’ai imaginé le monde alternatif d’Aurvandil alors que je comptais (naïvement) participer à des appels à textes fantasy. J’avais donc imaginé un monde plus « générique », plus proche de notre Terre, et comportant moins de développements personnels que Naskériath / Nécros.

Au final, la charge mentale que j’y ai laissée est la même que pour les autres univers : j’y ai distillé toutes mes idées fortes et mon amour les mythes et légendes. Ce monde est donc fortement influencé par les contes, épopées, petites et grandes histoires de la Terre mais aussi par la lecture des folkloristes tels que Claude Seignolle. Des influences celtes, germaniques, gréco-romaines, arabes, africaines, chinoises… se côtoient dans cette véritable « auberge espagnole » des univers.

Aurvandil est également un monde « médiéval-apocalyptique » où les âges et les civilisations se succèdent sur les ruines des uns et des autres, balayés par la colère de la Mère la Terre, Astorée.